Faire du cododo est un choix bien personnel. Ce n’est pas fait pour tout le monde. Parfois, bébé en a besoin, alors que les parents se braquent. Parfois, c’est le contraire, les parents veulent se faciliter la vie en faisant d’emblée du cododo, alors que bébé préfère faire l’étoile dans sa bassinette…

Dans mon cas… j’ai été bien naïve par rapport au cododo!

Je fais du cododo avec ma 2 ans (bientôt 3 ans) depuis sa naissance (bien, depuis 2 semaines après sa naissance haha! Elle était dans son petit Moïse avant! )

Elle a abouti dans notre lit pour :

1- faciliter l’allaitement ;

2- m’éviter d’avoir à me lever, chercher mes lunettes, trouver mes lunettes, allumer la veilleuse, et bref, me réveiller ;

3- prévenir mon épuisement.

Par la suite, ma fille a grandi, et vers ses 6 mois, j’ai trouvé un 4e bienfait au cododo : la gestion des multiples bobos (poussées dentaires, moments de fièvre, etc.).

Puis, vers 9 mois, quand j’étais prête à la sevrer tranquillement de boire du lait la nuit et de dormir avec maman et papa, j’ai participé à une conférence donnée par des professionnels de la santé qui ont raconté qu’une étude récente avait été faite sur ces sujets. Cette étude a conclu que le cerveau à 9 mois continue d’avoir besoin de la proximité maternelle pour des raisons neurologiques – je n’ai malheureusement pas les sources pour vous en faire une démonstration franchement solide, il vous faudra me croire sur parole hihihi!

Donc, la maman, elle a continué le cododo!

Vers 18-24 mois, alors que tous les parents décident de transférer leur bambin dans le petit lit… On croyait être prêts… Jusqu’à ce que les réseaux sociaux me bombardent de commentaires de maman qui se « battent » avec leur kid pour les mettre au lit pendant des heures… 

Ici, ça allait TELLEMENT bien pour les dodos! Pourquoi défaire ce qui va bien?

D’autant plus qu’avec l’entrée à la garderie, les petits bobos commençaient : gastro (surnommée Voldemort par chez nous!), rhumes à répétition…

Bref, on évolue avec nos enfants et on se moule à leurs besoins. Car le cododo n’est pas fait pour tous les parents ni pour tous les enfants…

L’important, c’est qu’à chaque tranche d’évolution, on se sente bien dans nos choix (autant maman, papa que bébé) .

« Le reste, on s’en fout! » dit la maman qui jadis était tout à fait contre le cododo!

Catherine Leroux
Propriétaire du Centre pause santé maternité