Le deuil périnatal, c'est quoi?

Le deuil périnatal se définit de plusieurs manières selon les diverses sources informatives. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le deuil périnatal fait référence au deuil que vivent les parents à la suite de la perte d’un bébé entre 22 semaines de grossesse (aménorrhée) et le 7e jour après la naissance.Cependant, le centre Pause Santé Maternité considère aussi la perte du fœtus avant la 22e semaine de grossesse comme un deuil périnatal. Cela s’apparente souvent à un deuil de la maternité (voir la section sur le deuil de la maternité).

Il y a une multitude de réalités englobées par le terme de deuil périnatal, chaque personne choisit de s’identifier ou non à ce terme et/ou cette expérience. L’essentiel est d’offrir de l’aide et d’apporter du soutien aux parents, peu importe la situation qu’ils ont vécue.

[1] Duran, M. (2020). Deuil périnatal : comment faire face à la perte d’un nourrisson? Santé magazine. Repéré à : https://www.santemagazine.fr/grossesse/accouchement/deuil-perinatal-comment-faire-face-a-la-perte-dun-nourrisson-871295#:~:text=Selon%20la%20d%C3%A9finition%20de%20l,7e%20jour%20apr%C3%A8s%20sa%20naissance

POUR LES ENTREPRISES

Plusieurs situations peuvent être identifiées comme menant à un deuil périnatal2,3 :

  • Le décès anténatal (avant la naissance) : interruption volontaire de grossesse (IVG), interruption médicale de grossesse (IMG, auparavant nommée avortement thérapeutique), la fausse couche, une grossesse ectopique ainsi que la mort fœtale in utero (MFIU ou mortinaissance).
  • Le décès à la naissance : décès de l’enfant durant le travail (enfant mort-né)
  • Le décès postnatal : décès quelques minutes ou quelques heures après la naissance en raison d’une pathologie grave ou d’une malformation, du refus d’une interruption médicale de grossesse à la suite d’un diagnostic létal, décès à la suite de manœuvres de réanimation néonatale ou à la suite de l’abstention thérapeutique (souvent lors d’une trop grande prématurité, moins de 24 semaines), l’arrêt de traitements médicaux, la mort subite du nourrisson et la mort d’un nouveau-né dans les mois qui suivent sa naissance.

 

[2] Fréchette-Piperni, S. (2005). Les rêves envolés. Traverser le deuil d’un tout petit bébé. Les Éditions de Mortagne.

[3] Parrain, D. (2019). Le deuil périnatal. Soins pédiatriques-puériculture, 306, 8-13.

Les caractéristiques du deuil périnatal

Le deuil périnatal est particulier, car il consiste à faire un deuil d’un projet de parentalité, d’un désir d’enfant tant attendu et d’un enfant rêvé et imaginé avec lequel les parents n’ont pas eu le temps de faire connaissance4. La relation avec l’enfant, le lien d’attachement ainsi que les souvenirs (souvent non concrets) de cet être n’en étaient qu’à leur début : ils étaient en construction, en train de se réaliser, en train de prendre forme. L’anéantissement de ce projet de vie laisse un vide incommensurable chez les parents endeuillés5. De ce fait, le nombre de semaines de grossesse ou l’âge du nouveau-né ne sont pas des facteurs circonstanciels influençant le deuil à entamer. Lors d’un deuil périnatal, les parents ne perdent pas un embryon ou un fœtus, mais bien un enfant réel qu’ils ont imaginé, souvent dès l’annonce de grossesse6. Le deuil périnatal, qui inclut aussi la perte d’un rêve, est une expérience difficile à mettre en mots. Ainsi, le fait de prendre connaissance du processus de deuil permet de rendre cette expérience de perte plus concrête7.

Ce qui est particulier du deuil périnatal c’est le fait qu’il accumule les « composantes traumatiques » souvent rencontré dans d’autres formes de deuil. Mais en plus, il a des « composantes traumatiques » bien à lui par exemple, la brutalité de la nouvelle, la difficulté à conscientiser le décès du bébé (surtout à cause de l’absence de souvenirs et le manque de preuves de sa vie), le sentiment de culpabilité et l’angoisse de la mort8. Le deuil périnatal est donc encore plus complexe9.

 

Mis à part les composantes traumatiques, le deuil périnatal se distingue d’un deuil d’une personne ayant vécu par les caractéristiques spécifiques suivantes : l’imprévisibilité du décès, le lien affectif déjà créé avec le bébé, les pertes multiples (ex. : identité de parent, projet de parentalité, estime de soi, projet d’avenir et rôle parental), l’absence de souvenirs concrets (la perte peut sembler irréelle et, donc, être davantage difficile à surmonter) ainsi que le manque de reconnaissance sociale (absence de funérailles et d’acte de décès si le bébé meurt trop prématurément, malaise social à aborder le sujet avec les parents10.

Ainsi, le deuil périnatal crée, chez les parents, des conséquences psychologiques communes. Ils décrivent un sentiment de manque, de vide, une sensation d’amputation, une culpabilité importante ainsi qu’une lourdeur en raison d’un sentiment de responsabilité11. Le sentiment de responsabilité découle du fait qu’instinctivement, en tant que parents, nous nous engageons « plus ou moins consciemment dans un accompagnement tout au long de leur vie »12. En conséquence, le parent ressent qu’il a manqué à sa responsabilité de parent13.

[4,5,8,9,11,12,13] Parrain, D. (2019). Le deuil périnatal. Soins pédiatriques-puériculture, 306, 8-13.

[6,7] Fréchette-Piperni, S. (2005). Les rêves envolés. Traverser le deuil d’un tout petit bébé. Les Éditions de Mortagne.

Le deuil de la maternité

Il est important de faire la distinction entre le deuil périnatal et le deuil de la maternité. Le deuil de la maternité (ou de la paternité) se produit lorsque « le projet de devenir parent est arrêté très tôt dans le processus »14. Durant un processus de deuil périnatal, il est aussi possible de vivre un deuil de la maternité. Le deuil de la maternité peut se produire dans diverses situations telles qu’une interruption volontaire de grossesse, une fausse couche, une hystérectomie avec le deuil des enfants à venir, lors d’une infertilité ou lors du don de l’enfant en adoption15. Un processus de deuil de la maternité peut aussi s’enclencher lorsqu’il y a une impossibilité d’avoir un enfant de manière physiologique (nécessité d’avoir recours à la médecine) ou de ne pas avoir un enfant porteur de son patrimoine génétique lors d’un don de gamètes16. Cette forme de deuil engendre des questionnements ainsi que des remises en question identitaires pouvant être douloureuses : il est important d’accompagner ces personnes dans leur vécu17.

[15] Fréchette-Piperni, S. (2005). Les rêves envolés. Traverser le deuil d’un tout petit bébé. Les Éditions de Mortagne.

[14, 16,17] Parrain, D. (2019). Le deuil périnatal. Soins pédiatriques-puériculture, 306, 8-13.

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