J’ai un petit bébé né au mois de juillet, et ce petit trésor m’a appris une grosse leçon de vie en naissant plusieurs jours passé mon terme.

Vous savez, la fameuse DATE PRÉVUE D’ACCOUCHEMENT qu’un radiologiste fixe à l’échographie de datation, et qui nous fait perdre notre cool dès qu’on la dépasse d’une seule petite journée?

Dès le lendemain de ma DPA, j’étais en mode panique! J’avais tellement peur que mes grands rêves d’enfantement naturel plein de béatitude ne prennent le chemin de l’hôpital. Même si j’avais déjà vu des dizaines de magnifiques accouchements en milieu hospitalier en tant qu’accompagnante à la naissance, ce n’était pas ce que moi personnellement j’avais envie de vivre. J’avais besoin de ma petite bulle bien intime!

Et puis, j’avais un mauvais feeling qui en fait n’était que le reflet de mes craintes. J’avais l’impression que la menace d’un séjour en centre hospitalier était suspendue au-dessus de ma tête comme l’épée de Damoclès, et ce, depuis le début de cette grossesse. À plein de moments, on a eu de petites alertes qui nous ont laissés croire qu’on devrait se rendre à l’hosto, voire qui nous ont carrément obligés à nous y rendre.

  • Premier rendez-vous avec sage-femme : nous n’avions pas pu entendre le petit cœur. Il était trop tôt, sans doute…
  • Première échographie : bébé va bien, on me donne ma DPA officielle. Mais… bébé dort bien dur! Il n’a pas bougé d’une miette tout au long de l’évaluation! Inquiétant? Besoin d’investiguer?
  • Deuxième écho : placenta inséré bas… Je vous jure, je peux encore entendre la voix de la radiologiste quand elle m’a annoncé qu’une troisième écho serait nécessaire quelque temps plus tard pour s’assurer que le placenta remontait avec le temps.
  • Troisième échographie : placenta remonté, mais on me suggère de faire éventuellement une quatrième pour suivre ton poids. Bébé n’était qu’au 13e percentile, et en bas de 10%, c’est considéré à petit poids. C’était donc limite.
  • Quatrième écho : j’ai fait l’école buissonnière! Ben oui, j’ai fait ma rebelle et j’ai « foxé », telle une maman lion! J’avais envie de dire à cette batterie de professionnels : lâchez-moi! Mon bébé va bien! De toute façon, je t’avais dans mon cœur surnommé « bébé ninja ». Tu bougeais tellement dans mon bedon! Je n’avais aucun doute de ta vigueur! 

De sorte que quand j’ai atteint et dépassé la fameuse DPA qu’on m’avait octroyée à la première écho, j’ai eu l’impression que l’hôpital essayait encore une fois de m’attirer dans son antre!

Mais je suis une maman lion jusqu’au bout, et j’ai été vraiment chanceuse : la vie a tout orchestré en fin de compte pour m’offrir un enfantement de rêve, et un bébé de rêve!

Catherine Leroux
Propriétaire du Centre pause santé maternité